Horn OK Please
J'ai vu cette
inscription un nombre incalculable de fois derrière les camions lors de mes
promenades en moto, sur un Enfield Bullet, un engin anachronique, le long des
routes, des villages, des quartiers de Mumbai, la ville ou j'ai passé un an et
demi, à la recherche de ce pays que j'aime.
Aimer l’Inde, ce
n’est pas nécessairement une chose facile au premier abord. Il faut faire à la
fois preuve de naïveté et de candeur pour s’étonner de ce qui vous entoure, de
patience pour supporter la façon dont le temps s’étire sans, il ne semble, n’avoir
aucune emprise sur ses habitants. Le passé n’est pas le passé. Il n’est ici qu’une
des formes du présent qui l’absorbe et le continue.
Il faut également
faire preuve de sens critique pour pouvoir remettre en question ses propres systèmes
de valeurs, et passer au delà du Maya, l’illusion créé par le monde des
apparences, cette sorte de miroir sans tain qui renvoie une image irréelle, et
de tenter de percevoir ce qui fait toute la complexité de ce pays.
Mais aimer l’Inde,
c’est aussi aimer ses habitants et se perdre au milieu de sa foule omniprésente
et en perpétuel mouvement.
Alors je me suis mêlé
à son peuple, un appareil photo a la main, je me suis assis, j’ai échangé des
sourires, bu des chaï brulants, voyagé et discuté aux quatre coins avec des
indiens de toutes castes, de toutes religions, et j’ai tenté de capturer
pendant 1/125e de seconde à chaque fois, la joie ou la résignation,
mais surtout la grande dignité des gens de ce gigantesque pays.
Nicolas
Légende: AS: Assam, GA: Goa, JK: Jammu et Kashmir, MH: Maharashtra




















